Pourquoi peins-tu à l’acrylique ???

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Cette question m’est posée à chaque exposition.

J’ai commencé à peindre  enfant  avec de la gouache que je mélangeais avec de l’huile de lin (volée dans l’atelier de mon père).

Plus tard, j’ai peint à l’huile avec toutes ses contraintes : respect du fameux gras sur sec, des temps de séchage en chaque couche. Puis , une fois l’œuvre achevée encore l’attente de plusieurs mois, avant de pouvoir vernir… La sanction, (si non respect des règles) est immédiate avec d’horribles craquelures … Ma spontanéité en était affectée : comment rester dans le même état d’esprit durant plusieurs semaines… Puis, il y avait les émanations : la peinture et l’essence, agréables au premier abord (j’aime l’odeur ), me faisaient éternuer et pleurer. Je ressemblais de plus en plus à un lapin albinos…

Je suis donc venue à l’acrylique par nécessité … mes yeux me faisaient de plus en plus mal… Les journées passées à l’atelier devenaient un supplice.

J’ai essayé l’acrylique , il y a une dizaine d’années avec la ferme intention de l’adopter . De plus, l’argument de peindre avec un matériaux de mon époque me semblait logique …
Immédiatement,  j’ai trouvé  les  textures  agréables à travailler, les couleurs riches en pigments et inodores . Pas ‘’chichiteuse ‘’ l’acrylique s’adapte à tous les supports. Polyvalente : elle colle, se juxtapose, sèche vite, élastique , elle ne ‘’craque’’ pas… Soluble dans l’eau, elle est transparente ; en épaisseur elle est opaque.

Le rêve quoi !!!