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“L’amoureuse”

Aquarelle et encres sur papier 14″X20″ (35,5 X 51cm)

Les banquiers se baladent.

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viaThe Valley Advocate: News – The DIY Big-Bank Bustup.

Un Don, Une Oeuvre.

Joyeuses fêtes !

Je vous souhaite de tout coeur de merveilleuses fêtes  !

Comment avoir des papillons dans la tête avec un bonnet ?

Une Vénus

"Vénus sortant des eaux" Technique mixte sur toile 90 X30 cm environ.

Nouvelle série.

 

 

 

 

 

Quelques peintures sont exposées chez “Aritmetik”

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Les cours Mont Royal off Rue Metcalfe à Montréal.

La chasse-galerie

Chasse-galerie

La chasse-galerie, était une invention du diable (eh oui, encore lui!) c’était une sorte de canot volant qui permettait à ses occupants de se rendre à l’endroit de leur choix en survolant tous les obstacles possibles.  Bien sûr, il fallait vendre son âme au diable pour l’utiliser.

Une veille de Jour de l’An, des bûcherons campés dans un chantier du nord  qui se mourraient d’ennuyance,  qui pour sa famille, qui pour sa petite amie …

Il faut dire qu’à cette époque, l’on partait pour les chantiers dès l’automne venu bien avant les premiers gels. On montait par les rivières en canots.  Et comme c’était le seul moyen de transport on ne revenait qu’au printemps suivant, après la débâcle.

Il n’était donc pas étonnant que nos bûcherons trouvent les soirées longues et ennuyantes.  Au temps des Fêtes, c’était souvent intolérable. Les pauvres hommes avaient beau sortir leurs talents de musiciens, de chanteurs, improviser des divertissements, quand arrivait cette période, « l’ennuyance » était à son comble.

Une veille de Jour de l’An donc, le cuisinier du camp, après avoir écouté les doléances des hommes, leur proposa de les amener dans leur village pour danser et faire la fête… « Nous n’avons qu’à y aller en chasse-galerie », leur dit-il.

Les bûcherons se montrèrent tout d’abord scandalisés.  « C’est interdit ! C’est de la magie noire !  On a pas le droit !…».

Mais le « cook » se montra convaincant.  « Il y a, bien sûr, des conditions : pas de jurons, pas de boissons, ne porter aucun symbole religieux (médailles, croix, scapulaires…), éviter de toucher les croix des clochers des églises et revenir avant le lever du jour. »  Facile se dirent-ils, on est des hommes après tout, pas des enfants. Pour aller voir sa « blonde », embrasser sa femme et ses enfants un soir de Jour de l’An, ils étaient prêts à n’importe quoi.

On s’installe donc dans un canot avec le cuisinier comme guide.  On prononce la formule magique:
«Acabri, Acabra, Acabragne, canot volant, fais-nous voyager par dessus les montagnes.»

L’on voyagea à la vitesse de l’éclair, passant au-delà des montagnes, sautant par-dessus les villages, les forêts, les rivières.  L’on eut tôt fait de voir apparaître un éclairci, puis les petites lumières de son   village.  En un rien de temps, les voilà rendus chez le marchand général, où se donnait ce soir-là la veillée du Jour de l’An.

La soirée fut trop vite passée, comme de raison. On s’amusa, on dansa, on joua du violon…  Mais se rappelant les conditions de leur voyage et avant que le jour  se lève, ils regagnèrent leur canot en douce, prononcèrent la formule magique et s’envolèrent vers leur camp.

Ils avaient tous été très prudents sauf… le cuisinier.  Celui-ci avait sans trop se faire prier, avalé un petit verre de caribou, puis encore un, puis un autre. Les hommes durent l’attacher dans le fond du canot car il menaçait de se jeter par-dessus bord: il était saoul.  Mais aucun d’eux n’avait déjà navigué en chasse-galerie.  Le canot filait à toute allure en zigzaguant. Arriva donc ce qui devait arriver : le canot frappa de plein fouet une grosse épinette et les hommes dégringolèrent.

Heureusement, la neige épaisse adoucit la chute et à part quelques égratignures, ils s’en tirèrent tous à bon compte. Ils n’étaient pas très loin du camp, ils ont donc pu faire le reste du trajet à pied. Mais c’était l’hiver, c’est donc en piteux état qu’ils sont finalement arrivés au camp.   Ils jurèrent tous qu’on ne les y reprendrait plus.  Ce fut probablement le cas parce qu’il est rare que l’on entende quelqu’un raconter qu’il a aperçu un canot volant dans le ciel.

Après huit mois

Après  8 mois d’immigration.
Ma peinture change… rien de plus normal après tout.  Elle s’adapte, déplacer l’atelier était  déjà un bouleversement   ,  alors changer  de continent , imagine !
Je me cherche  dans mon pays  d’accueil.Heureusement je parle français. Je dois réajuster mes codes de vie , mes repères artistiques.

Après 8 mois
Je trouve mes couleurs  « méditerranées » déplacées, grotesques, presque vulgaires ici  avec leur humour exubérant…

Après 8 mois
C’est le noir qui me vient.
Le « noir valeur sûre »,  indiscutable dans sa lisibilité ,  évident  comme un point sur un « i »,  élégance absolue, douleur, tristesse et  mort… trop facile aussi…
Il m’ enveloppe,  me réchauffe, me protège. Je suis fille de terre cathare ,   mes racines sont gorgées du sang de générations de paysans austères acharnées dans leur détermination à retourner leur terre stérile… . Je brasse le noir .

Après 8 mois
Je suis  élégante à l’excès, je marche sur la pointe des pieds, je pèse  mes mots, écoute,   véritable limier, je flaire les tendances, me fond dans la masse . Je veux comprendre , trouver ma place .
Je m’interroge ?
Que faire ? En Europe beaucoup pensent que la peinture est dépassée, que tout a été fait….
Je préfère le :  tout est  à  faire,  aussi vrai que nous sommes des œuvres uniques,   que les matériaux de beaux arts évoluent, que les supports changent.

Après huit mois
Toujours la même ardeur. La peinture reste   fil conducteur  ,  mon  tuteur,  mon immortalité .

Après huit mois
Je sais que la couleur est là . Il faut que je la réinvente. Adaptée elle sera  meilleure, je l’espère …

Je  suis artiste ce qui me donne le pouvoir de faire partager mes états d’âme, alléluia ,  dommage pour vous.

chatnevrosé

la sieste

Inauguration Galerie

invitation

J’aimerais beaucoup vous recevoir à l’inauguration de mon atelier-galerie le 22 octobre 2009 de 18h à 21h

301 rue Saint Paul est

Montréal H2Y 1H1

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